Le vol de "Mon épicier"

Jojo Mistigris et Dédé l’ascenseur

En 2004, Kiki Croix rousse, excédé par le mode de vie des Conistes, s'enfuit de l'atelier de la rue du Chariot d'Or. Elle trouve refuge à Francheville, chez son ami d'enfance Jojo Mistigris, une des figures du milieu d'alors. Jojo est déjà recherché pour recel, escroquerie, fausse monnaie, vol de vélos, vol de voitures, vol de camions, insulte aux bonnes moeurs, fabrication d'alcool frelaté, organisation de combat de coqs et détention d'explosifs. Mistigris contacte son comparse Lucien l'ascenseur, qui passe pour le meilleur cambrioleur de la Guillotière, et lui explique son projet : dévaliser nuitamment l'atelier du Chariot d'Or. Faire céder les serrures de l'atelier est un jeu d'enfant pour les deux monte-en-l'air, et ils ne risquent pas d'être dérangés. Brunel et Girard, brisés par le départ de Kiki, sont en train de noyer leur chagrin dans l’Absinthe au Quick de la Croix-Rousse. Quand les deux peintres reviennent à l'atelier, c'est le choc, le drame ! « Mon épicier » a disparu.

La disparition dure près de deux ans au cours desquels la légende de cette peinture ne cesse de croître. Les deux princes de la cambriole sont arrêtés en 2006 et accusés de tentative d'escroquerie, faux dans les titres et complicité. La police avait retrouvé la trace du tableau , estimant douteux qu'une authentique peinture Coniste soit vendue sur Ebay.